
Collection Voix narratives
ISBN: 978-2-89597-058-3
168 p. — 17 $
21,6 x 14 cm
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Le tribunal parallèle
d'André Lamontagne
FINALISTE PRIX ÉMILE-OLLIVIER 2008
FINALISTE PRIX DES LECTEURS DE RADIO-CANADA 2007
Éditeurs déchus ou en fuite, personnages à la dérive,
conspirateurs et marginaux : les héros dégradés qui peuplent Le tribunal
parallèle partagent une même soif d'absolu dans une société asséchée par le
conformisme et les diktats sociaux. À l'image de l'écriture qui les anime, ils
sont tout entiers tendus vers un ailleurs où se profile une inquiétante éthique
de l'autre.
Jet d'encre
Le Tribunal parallèle
L'écrivain public no 1
Journal de Vendée
Dirty Talking
L'enfer des bibliothèques
À la recherche de
Thomas Pynchon
Lettre morte
Élégie baroque
Récits d'errance et de marginalité, les neuf nouvelles que
rassemble Le tribunal parallèle explorent un Québec incertain, à la
frontière du fantastique et d'un quotidien désespéré.
(...) Lamontagne réussit remarquablement bien son entrée
dans le domaine de la fiction. Non seulement il arrive à entraîner son lecteur
dans un univers narratif où la quête d'un ailleurs imaginaire, telle que vécue
par les personnages qui habitent Le tribunal parallèle, brise l'ordre
établi entre la fiction et la réalité, mais il le fait dans un style sobre et
convaincant. (...) Ainsi, l'auteur fait preuve d'une grande maîtrise dans l'art
de jumeler la réflexion à la fiction, de faire de cette dernière un reflet
d'elle-même dans ce qu'elle a de subversif et, à la limite, de dangereux. Le
tribunal parallèle est d'une lecture agréable et propose des intrigues
captivantes où la chute finale qui caractérise le genre de la nouvelle est
toujours très bien menée et souvent imprévisible.
Jimmy Thibeault, Liaison, printemps 2007
Neuf nouvelles sur une quête d'absolu habitant des êtres
marginaux, mais revendiquant leur part unique. Écriture vive. Personnages vrais.
Robert Prud'homme, Arts et lettres, Radio Ville-Marie, avril
2007
Au total, neuf nouvelles pour dire combien il est
difficile de vivre dans un Québec qui se cherche et qui ne se trouve pas. Ce
n'est pas très gai. Pourquoi lire ce livre, alors? Parce que l'auteur jette un
regard lucide et décapant sur notre petite société tricotée serrée, frileuse et
oppressante. (...) Ne cherchez pas, c'est du Jacques Ferron.
Didier Fessou, Le Soleil, août 2006
La littérature et les livres jouent un rôle important dans
la plupart des neuf nouvelles réunies dans Le tribunal parallèle. (...)
On trouve aussi des références à Octobre 70, au Refus global de Borduas
et au référendum perdu de 1980 dans ces récits où les personnages posent des
gestes subversifs ou font les frais de leur aventure en marge des normes
sociales. Québécois enseignant à l'Université de Colombie-Britannique, André
Lamontagne nous plonge dans un univers intrigant, parfois touché par le
fantastique.
Marie Labrecque, Entre les lignes, automne 2006
Dans la nouvelle intitulée Le tribunal parallèle,
un éditeur prend la défense de l'oeuvre d'un certain Pierre Quirion, qui élève
l'art du collage au point d'anticiper le déroulement d'un procès, encensé puis
condamné par les mêmes critiques pour ses mêmes emprunts. Bibelots de la
bibliothèque de Babel, les personnages des nouvelles du Tribunal parallèle sont
professeurs de littérature, écrivains, éditeurs, archivistes. Ils partent à la
recherche de Thomas Pynchon, travaillent le papier, le noircissent ou le
classent. Esprits caustiques et fous de fantastique, c'est pour vous.
Le libraire, no 36 , septembre-octobre 2006
André Lamontagne signe ici sa première oeuvre de fiction,
et ce, avec brio. Neuf nouvelles sont rassemblées pour former Le tribunal
parallèle. Les récits sont campés dans des espaces troubles et des univers
parfois inquiétants. Les héros déchus et marginaux s'engouffrent et errent dans
des situations peu banales, tous aux prises avec une société trop conformiste.
Écrites dans les règles de l'art, les nouvelles comportent toutes, dans leurs
dernières lignes, des chutes et des contrepoints saisissants. De plus, de
nombreuses références littéraires et politiques viennent ajouter à la richesse
de l'oeuvre. Le tribunal parallèle saura plaire au lecteur. C'est un
recueil singulier qui trouve sa force dans ce qu'il ne peut cacher : les
connaissances et l'expérience d'André Lamontagne, professeur et chercheur en
lettres.
Le libraire, no 37 , novembre-décembre 2006
Les neuf nouvelles mettent en scène des personnages qui
confondent l'art et la vie, le vrai et le représenté. [.] Le tribunal
parallèle forme un tout cohérent où des récits indépendants développent
ensemble une même réflexion. [.] La solitude de l'homme est peinte avec finesse,
par petites couches.
David Clerson, Transgresser le réel, dans Lettres
québécoises, no 128, hiver 2007, p. 32
(...) L'auteur met en oeuvre son intérêt pour
l'intertextualité par les nombreux clins d'oeil, allusions, renvois à des
auteurs de tous genres, toutes époques, qui amusent et stimulent, sans
prétention et sans chercher à faire broncher le lecteur mais plutôt en fêtant
des retrouvailles avec ses amis littéraires: Canetti, Cortazar, Deleuze,
Foucault, Grandbois, Miron, Nelligan, Pynchon, Rabelais et Simenon-pour n'en
nommer que quelques-uns. Malgré les références érudites, le ton de ces nouvelles
n'est pas pour autant « universitaire ». En effet, si le monde universitaire y
est représenté, on constate que c'est parfois avec ironie, remettant en question
ces hauts-lieux de savoir. Ainsi, dans « À la recherche de Thomas Pynchon », une
jeune fille « punk» qui distribue des tracts révolutionnaires étonne le
protagoniste par sa présence inattendue dans des cours universitaires. Bref, ces
nouvelles se lisent avec plaisir, suspense, parfois avec émoi et toujours avec
intelligence.
Catherine Khordoc, Canadian literature, hiver 2007
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