
Collection Voix intérieures
ISBN: 978-2-89597-081-1
66 p. — 15 $
21,6 x 12,7 cm
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La lenteur du monde
de Michel Pleau
PRIX LITTÉRAIRE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2008
Écrire est un voyage vers l'autre. Si ma poésie peut rejoindre quelques lecteurs, femmes et hommes sensibles à une quête de lumière, tout cela n'aura pas été inutile.
Michel Pleau
l'aube n'est rien d'autre que l'enfance
qu'un très vieux chat protège
comme la lumière sous la porte
jamais le ciel n'est plus lent alors
que dans l'eau d'une fontaine
où se prend tout le bleu du monde
La lenteur du monde est un livre de l'aube. Une autre journée se lève sur le monde et voilà que le regard, toujours au début de chaque chose, se fait attentif à tout ce qui commence.
Ce recueil est une plongée dans l'enfance, les souvenirs et les amours. Autant de préludes à l'essentielle rencontre de soi où le poète avance tranquille vers le but ultime, « Devenir », titre du dernier poème.
Michel Pleau poursuit ici sa quête de lumière. Un peu en retrait, il se met à l'écoute et cherche à dire la beauté du monde. L'enjeu, qui sous-tend le titre, est brillamment relevé et la poésie en sort grandie.
Les treize poèmes qui forment ce recueil évoquent tout en délicatesse la beauté du monde intérieur à coup d'images tirées de la nature. Avec sa poésie dépouillée, l'auteur a remporté les prix Alphonse-Piché, Octave-Crémazie et Félix-Antoine-Savard.
Contact, hiver 2008, vol. 22, no 2, p. 42.
Michel Pleau se voue depuis plusieurs années, avec une remarquable constance, au déchiffrement de sa présence dans l'univers. (.) Ne cherchez pas ici d'émotions fortes, tout n'est que douceur, comme si de cette douceur élue devait se révéler progressivement ce que nous demandons à la vie: sens et équilibre.
Rachel Leclerc, Lettres québécoises, printemps 2008.
Après plusieurs publications aux titres évocateurs, dont Plus loin que cendre, ou encore Le corps tombe plus tard, pour lequel il a reçu le prix Octave-Crémazie, Michel Pleau nous présente La lenteur du monde, un recueil dépouillé et teinté d'une grande maturité. Par la brièveté des poèmes, ainsi que par l'extrême économie des mots, le poète tente d'aller à l'essentiel. Chaque vers est mis au service d'une quête perpétuelle de lumière. Comme l'annonce d'ailleurs l'illustration du quai, en couverture, le poète retrouve son équilibre au contact de la nature. (.) L'aube dévoile les souvenirs de l'enfance, ainsi que ceux d'un passé plus lointain encore, qui remonte aux origines spirituelles. (.)
Ce recueil est hautement imprégné d'une préoccupation mystique. On y retrouve une certaine parenté avec la poésie de Jean-Noël Pontbriand. Le poète a d'ailleurs publié un livre d'entretiens, en 1999, avec le poète et professeur de l'Université Laval (L'écriture comme expérience : entretiens de Michel Pleau avec Jean-Noël Pontbriand). Sa poésie demeure personnelle et efficace. Le recueil nous embarque, nous soulève souvent, et ce, malgré l'apparente simplicité du texte. On se laisse facilement pénétrer par les images de clarté, ainsi que par cette tranquillité féconde sans cesse entretenue au fil des pages.
Blaise Gaulin, Québec français, printemps 2008.
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