
Collection Voix narratives ISBN:
978-2-89597-083-5 144 p. — 18 $ 21,6 x 14
cm
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Impostures
Le journal de Boris
de Dany Rossignol
Boris, est-ce là son nom véritable
?
Il a vingt-cinq ans. Il vit
seul avec ses livres et sa musique.
Tout le monde le croit analphabète.
Presque à chaque jour, il écrit son journal pour
raconter son imposture et jouir de son secret. Dans
ce précieux cahier, il dénonce les imposteurs qu'il
espionne du haut du grand pin ou qu'il débusque
quand il se cache dans la bibliothèque de ses parents.
En fait, qui sont-ils ces imposteurs
? Lou, son amour ? Sa Mamie, qui ne le reconnaît
pas depuis trois ans ? Séverine, Prospère, Narcisse
? Ou ne seraient-ce pas plutôt nous-mêmes ? Ne sommes-nous
pas tous un peu des imposteurs ?
Impostures. Le journal de
Boris : un roman d'amour ? Une histoire de folie
? Une critique sociale ? Un hommage à la chanson
et à la littérature ? Ou rien de tout cela ? Un
livre qui aurait dû être enterré.
L'auteur québécois Dany Rossignol
(L'Angélus) signe son deuxième ouvrage, intitulé
Impostures. Le journal de Boris. Dès les
premières pages, le narrateur va droit au but :
Boris n'est pas son vrai nom ; il passe aux yeux
de tous pour un analphabète alors qu'il dévore les
livres et qu'il tient un journal ; il se plaît à
dissimuler son secret et à débusquer ceux des autres
[.] Ce court récit se lit en un rien de temps ;
on aime le ton tranchant de l'auteur, sa facilité
à créer un univers distinct autour de son personnage
marginal qui agrippe le lecteur de la première à
la dernière page. Une petite lecture saisonnière
rafraîchissante et peu commune.
M. Proulx, dans Voir, vol.
7, no 46, page 6.
De l'avis de tous, Boris n'est
pas normal parce qu'il a appris à marcher et à parler
plus tard que les autres. Tout le monde le croit
analphabète. Mais c'est faux et c'est son secret,
son imposture. À 25 ans, vivant seul parmi ses livres,
ses disques et ses chats, il décide de tenir un
journal pendant huit mois où il nous raconte son
quotidien, ses émotions, son enfance. Il y dénonce
en plus les imposteurs qu'il s'amuse à espionner
du haut de son grand pin ou dans la bibliothèque
de ses parents. À travers son récit, on apprend
sa rancœur, mais aussi son intelligence que personne
ou presque ne soupçonne. Mais Boris est-il vraiment
Boris? Un excellent récit qui foisonne de critique
sociale, de folie, d'amour, d'humour, d'hommages
à la chanson, à la littérature, et qui nous montre
toute la complexité d'une personne pas comme les
autres.
Caroline Larouche, Le libraire,
février-mars 2008.
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