
Collection Voix narratives ISBN:
978-2-89597-054-5 246 p. — 18 $ 21,6 x 14
cm
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Un
jardin en Espagne Retour au Généralife
de Katia Canciani
FINALISTE PRIX DES LECTEURS
DE RADIO-CANADA 2007
J'avançais, émue. Ce lieu
m'habitait depuis des années. J'avais si souvent
rêvé de me retrouver ici. Ces chemins, je les avais
usés du bout des doigts sur les pâles photos des
livres, j'y déambulais alors en pensée, la main
lovée dans celle de mon amour. Aujourd'hui, rattrapée
par une réalité plus glacée que le papier, j'allais
seule.
La chronique d'un jardin, le
journal d'une femme, l'histoire de leur rencontre.
Deux voix. Une seule promenade, à travers les siècles,
dans un des plus beaux jardins du monde : le Généralife
de Grenade, en Espagne.
Au mitan de sa vie, Maria parcourt
les allées d'une des grandes merveilles du monde,
le Généralife, à la rencontre d'elle-même. Un peu
à la façon des madeleines de Proust, cette promenade
fera jaillir du passé les souvenirs de cette artiste,
passionnée par l'art, auquel elle aura préféré l'amour
de son mari et celui pour sa famille.
Un roman singulier, tendre, qui
fera découvrir le destin d'une femme, dont la sensibilité
artistique se nourrit aux sources du célèbre jardin
espagnol.
(...) Pas besoin de photos
pour ajouter à l'émerveillement d'Un jardin
en Espagne. La romancière s'avère une grande
portraitiste. Son style évocateur transporte le
lecteur dans la beauté des lieux. (...)
Katia Canciani signe avec
ce premier roman pour adultes une oeuvre d'une grande
fraîcheur, émouvante et sensible, sur la remontée
vers la lumière d'une femme blessée par la vie,
dans l'un des plus beaux jardins du monde. (...)
Suzanne Giguère, Le Devoir,
11 août 2007
Faire défiler sa vie pendant
que se déroule la promenade dans un jardin vibrant
de culture et de souvenirs, qui n'a pas rêvé d'un
aussi beau mariage? Maria vit et fait vivre cette
rencontre entre la merveille d'une autre époque
et le parcours sans prétention d'une femme d'aujourd'hui.
L'étonnant, c'est que jamais ne paraisse artificiel
le contre-point entre les réminiscences personnelles
et les composantes du merveilleux jardin qui jouxte
l'Alhambra. L'Espagne y reconnaît sa dette envers
la culture musulmane. (...) Katia Canciani réussit
un parallèle prenant entre l'humble parcours d'une
vie pareille aux autres et le princier « jardin
de l'architecte » dont Grenade s'enorgueillit toujours.
Les personnages sont vrais, émouvants, semblables
à nous et donc uniques.
Laurent Laplante, Nuit blanche,
hiver 2006-2007
Au début du roman, la narratrice
affirme : « Mais ici, tout [est] calme, et l'impulsion
trop fougueuse se voi[t] tantôt ravie par le coloris
chatoyant d'une fleur, tantôt par la volupté d'un
effluve. » (p.11) Ce calme, il imprègne tout le
roman. Malgré les événements dramatiques qui jalonnent
sa vie et malgré la mort, très présente, Maria reste
sereine et se raconte sans pathos. L'émotion, toujours
juste, n'est jamais appuyée et elle est servie par
une écriture tout en finesse. On en sort troublé
mais apaisé. Un très beau roman, assurément!
Josée Bonneville, Lettres québécoises,
hiver 2006
Le jardin, c'est quoi dans
tout cela, sinon l'histoire de toutes les Maria
d'Espagne. Ce roman, en quelque sorte, raconte plus
que la biographie d'une femme; ce qui nous est donné
à lire, c'est aussi l'histoire d'une identité naissante.
L'identité n'est pas chose acquise pour Katia Canciani;
l'identité est un fer qu'on forge tous les jours
de notre vie. (...) Une simple et impressionnante
réussite, ce premier petit roman.
Antonio D'Alfonso, Liaison,
hiver 2006-2007
Un jardin en Espagne est le
récit d'un voyage. Voyage au sens propre dans ce
paradis espagnol. Voyage qui permet de «laisser
entrer en soi l'étranger qui prend possession des
lieux». Mais aussi voyage initiatique, au très profond
de soi. (…) «À 28 ans, Katia Canciani signe un roman
qui, par moments, arrache à la fois les soupirs
d'envie de marcher avec Maria dans la cour du canal
ou dans les hauts jardins, mais aussi les larmes.
(…) l'auteure donne à son récit un souffle qu'on
n'attendrait pas chez une aussi jeune romancière.
André Magny, LeDroit, 24
et 25 juin 2006, A-4.
Le Généralife de Grenade,
en Espagne, est un jardin luxuriant, un joyau de
l'ère musulmane surgi en terre chrétienne du 13e
siècle. Nous y accompagnons Maria, au rythme de
ses pas, de son amour pour ces lieux mythiques et
d'une lente et salvatrice plongée en elle-même.
« À lire aussi », Entre les
lignes, été 2006, vol. 2, no 4, p.
25.
Le roman s'ouvre sur un plan
en survol du Généralife afin que l'on s'y retrouve
au fil des promenades. Pas besoin de photos pour
ajouter à l'émerveillement car Katia Canciani s'avère
une grande portraitiste, à la fois des décors qui
l'entourent et des sentiments qui traversent sa
Maria.
Culturehebdo.com, avril
2006.
Un premier roman à l'écriture
élégante, d'une construction habile.
Amazon.fr, avril 2006
Le style est ciselé, rempli
de descriptions riches en détails précis. Ce roman
est typiquement féminin dans le sens où il recrée
la trajectoire d'une femme vers l'acceptation, la
sérénité et un élan nouveau par le biais de l'errance,
de l'ouverture et de l'art.
Martine Jacquot, Le courrier
de la Nouvelle-Écosse, 14 avril 2006.
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