Collection Voix narratives
ISBN : 978-2-89597-091-0
360 p. — 24,95 $
22,9 x 15,2 cm
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L'eau de vie
(Uisge beatha)
de Daniel Marchildon

PRIX ÉMILE-OLLIVIER 2009
FINALISTE 22e PRIX TRILLIUM
FINALISTE PRIX DES LECTEURS DE RADIO-CANADA 2009

Le troisième roman pour adultes de Daniel Marchildon est aussi son projet le plus ambitieux en vingt ans de carrière littéraire. La science qu'il a acquise passionnément sur la fabrication et l'histoire du whisky s'y trouve habilement transformée en une fiction irrésistiblement enivrante.

Fresque historique entremêlant la fascinante odyssée du scotch à l'étonnant récit de la vie côtière de la baie Georgienne, cette saga familiale mouvementée sillonne deux continents, trois lignées et plusieurs générations.

« L'eau de vie », c'est le uisge beatha, whisky en gaélique écossais, une eau qui coule dans le sang et engendre la vie - mais provoque souvent la mort aussi.

Poussée par une voix mystérieuse, Élisabeth Legrand s'investit complètement dans un projet insensé : ouvrir une distillerie à Pointe-au-Phare, sa petite communauté isolée du nord de la baie Georgienne, pour y élaborer du whisky single malt à partir d'anciens stocks de Glen Dubh, un scotch disparu dans des circonstances tragiques.

Parallèlement, à travers le passé de la famille des Fearmòr, les créateurs du célèbre Glen Dubh, en Écosse, se profilent les grands moments du whisky, en passant par les luttes meurtrières menées par les distillateurs clandestins, l'essor et la chute des empires de l'eau-de-vie écossaise.

L'Eau de vie (Uisge beatha) a longuement fermenté en Daniel Marchildon. Bien vieilli dans son ordinateur, le roman de l'auteur franco-ontarien retrace de grands pans de l'histoire du whisky, dont les effluves feront leur petit effet jusque dans la baie Georgienne. Retracer les annales du scotch et du whisky et l'évolution de ces alcools aux nuances près, tisser une trame romanesque permettant de créer des liens crédibles - et fascinants- entre l'Écosse et la baie Georgienne, en Ontario, et écrire L'Eau de vie (Uisge beatha) représente 10 ans de la vie de l'auteur. « Tout a commencé par un voyage en Écosse, raconte Daniel Marchildon, de sa résidence de Lafontaine. J'ai ressenti un drôle de sentiment, une attirance pour ce pays. Quelque chose m'interpellait là-bas. C'est en visitant la distillerie de Glenfiddich que j'ai compris que ce lien que je ressentais, moi qui suis un enfant de la baie Georgienne, passait par l'eau, et par l'eau-de-vie».

Valérie Lessard, LeDroit

Daniel Marchildon rejaillit de son Penetanguishene en Ontario pour livrer un troisième roman grand public, intitulé L'Eau de vie (Uisge beatha), une saga historico-familiale qui s'étale sur plus de mille ans et qui sillonne l'histoire du whisky sur deux continents. (...) Ce passionné d'Histoire et d'histoires a construit son récit sur des faits réels, retraçant trois lignées, dont deux au Canada. Élizabeth Legrand est poussée par une voix mystérieuse à sortir du marasme sa petite communauté de la baie Georgienne en ouvrant une distillerie pour confectionner l'ancien scotch Glen Dubh. Remontant la lignée de la famille Fearmor qui a mis au point le célèbre scotch, le récit nous fait voyager entre les deux continents, jusqu'au dernier descendant. L'auteur a même poussé sa rigoureuse recherche jusqu'à incorporer des termes en gaélique afin de cerner l'aura particulière à son histoire.

Mélissa Proulx, Voir Gatineau-Ottawa

Daniel Marchildon est un écrivain qui aime l'Histoire et les histoires. Il a signé de solides ouvrages historiques et a raconté de savoureuses histoires sportives ou culturelles. Son tout nouveau livre réunit à merveille ses deux passions. Dans L'eau de vie (Uisge beatha), il conjugue la grande et la petite Histoire tout en racontant une saga familiale mouvementée qui sillonne deux continents et qui s'étend sur plus de huit siècles. (...)

Cette exploration du passé de la famille des Fearmôr est une occasion d'explorer la petite et la grande histoire du whisky, y compris les luttes meurtrières menées par les distillateurs clandestins et la chute des empires de l'eau-de-vie écossaise. On y apprend que l'eau-de-vie a préséance sur tout, même sur la mort. (...)

Daniel Marchildon est presque né dans l'eau de la baie Georgienne. Il ne faut donc pas être surpris de le voir donner à son milieu ambiant des pouvoirs magiques. L'eau de la «mer douce» (lac Huron) permet à la distillerie de Pointe-au-Phare de produire plus que le fameux scotch Glen Dubh. À Pointe-au-Phare, on ne crée pas de l'eau-de-vie, «on distille la vie, l'essence même de la mythologie du whisky».

Paul-François Sylvestre, L'Express, 15 au 21 avril 2008.

Entrer dans l'histoire par le roman. C'est le défi un peu fou relevé par Daniel Marchildon, écrivain francophone vivant en Ontario. Un voyage en Ecosse le met sur la voie du malt. De visite de distillerie en dégustation, l'écrivain digère la culture du whisky écossais, étudie son histoire, son élaboration et imagine une saga qui emmène le lecteur sur deux continents et traverse trois générations. L'Eau-de-vie (entendez Uisge beatha) raconte comment une femme d'exception fonde une distillerie à La-Pointe-aux-Phares, dans la Baie géorgienne sur le lac Huron. On revit le passé de ses ancêtres distillateurs écossais, on rencontre celle des autochtones (les Indiens) et des Français en lutte contre les Anglais. Toute une fiction bâtie sur une histoire vraie, celle du single malt. Etonnant, divertissant et très bien documenté.

Whisky Magazine, No 26, mai/juin 2008.

Élisabeth Legrand rêve de sauver son village de la baie Georgienne en y ouvrant une distillerie. Le whisky lui serait-il monté à la tête ? « Le monde entier connaîtra cette extase, cette douce félicité, et ce sera grâce à elle (...) », songe-t-elle après sa première gorgée de Glen Dubh. Embrassant dix siècles et deux continents, ce roman captivant, « distillé » à partir de faits réels, met en scène trois familles au destin tragique, lié par le whisky : les Fearmòr, les Roy et les Legrand. Leur saga est aussi celle du scotch, le whisky ou uisge beatha des Écossais, spiritueux dont le moine Iain Fearmòr usait comme remède et dont il est parvenu, malgré les Anglais, à transmettre le secret à son clan. Or comment les derniers tonneaux de Glen Dubh se retrouvent-ils entre les mains d'Élisabeth ? Versez-vous un dram de scotch et lisez. Mais permettez-moi tout de même de vous donner une mise en garde : ce livre pourrait faire de vous, comme de son auteur, un « véritable adepte » du scotch... Slàinte !

Marie-Josée Martin, À bon verre, bonne table, été 2008

(...) L'eau de vie est un roman à la fois historique et scientifique ainsi qu'un roman d'amour et d'aventures. À quoi s'ajoutent de nombreuses leçons de langue, de plusieurs langues, notamment le gaélique, le las- sans, dialecte de l'anglais, l'anglais et lbjibwé; il y a même un dictionnaire à la fin du livre.

Qu'est-ce qui anime les personnages de L'eau de vie, en gaélique Uisge beatha? La recherche du bonheur, d'une spiritualité personnelle, de l'amour, de la paix, d'un travail satisfaisant, de liberté, d'un environnement non spolié, d'une descendance saine vivant au grand air dans un milieu sain. Ce sont là des thèmes qu'on retrouve dans tous les écrits de Daniel Marchildon.

Tout compte fait, Daniel Marchildon a réussi à créer une belle histoire, une « saga familiale mouvementée» qui intéressera tous les amateurs d'histoire, de whisky et de bonne littérature. Buvons un dram... trinquons avec un slàinte à la santé de l'artiste.

Marguerite Andersen, Liaison, été 2008, no 140.


 

Originaire de la région de Penetanguishene, à environ 150 km au nord de Toronto, Daniel Marchildon y habite toujours. Son oeuvre comprend une vingtaine de publications, dont six romans pour jeunes, des nouvelles littéraires, des scénarios pour la télévision et le cinéma, des ouvrages historiques et des textes pour l'alphabétisation populaire. Écrire ce roman, son troisième pour grand public, l'a, de son propre aveu, transformé. De simple amateur de scotch, il en est devenu un véritable adepte.