Collection Voix narratives
ISBN: 978-2-89597-069-9
306 p. — 20 $
21,6 x 14 cm
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Depuis toujours,
j'entendais la mer

d'Andrée Christensen

PRIX CHRISTINE-DUMITRIU-VAN-SAANEN 2007
PRIX DU LIVRE D'OTTAWA 2008
PRIX ÉMILE-OLLIVIER 2008
PRIX LEDROIT 2007
FINALISTE 21e PRIX TRILLIUM
FINALISTE PRIX DES LECTEURS
DE RADIO-CANADA 2008

Un énigmatique carnet. Un cousin ignoré d'une petite île de la mer du Nord. D'entrée de jeu, intrigué, le lecteur se laisse entraîner par la narratrice dans le monde sombre et mystérieux de Thorvald Sørensen, archéologue danois.

Une naissance tragique, une enfance insolite auprès de parents adoptifs, Ingelise et Erland. Elle, aveugle de naissance, dans le secret de la nuit, initie l'enfant à la beauté envoûtante de la musique. Lui, embaumeur et artiste, consacre sa vie à perpétuer la mémoire des morts. Après une surprenante initiation à l'amour, survient dans la vie de Thorvald une femme sans nom. Leur lien profond le façonnera à jamais, jusqu'à sa mort. Une mort belle, longuement mûrie et librement consentie.

Puis, il y a la mer, omniprésente, témoin et actrice, mère, maîtresse et traîtresse, berceau et tombeau.

Aussi serein que déstabilisant, ce roman livre un véritable art poétique de la Mort, où chaque perte est renaissance, initiation à la vie. Depuis toujours, j'entendais la mer est un apprivoisement du deuil, lumineux, envoûtant et libérateur.

Andrée Christensen a qualifié son premier roman de « roman-tombeau ». Dès la couverture, le ton est donné : la mort en sera le sujet principal. Mais c'est avec une grande maturité et beaucoup de délicatesse qu'elle mène sa réflexion à travers le destin de Thorvald Sorensen, un archéologue danois. Tous les sentiments provoqués par la mort, le deuil ou la maladie y sont exposés; de la relation simple et sans tabou qu'entretient instinctivement l'enfant avec la mort, à celle, aliénante ou contradictoire, subie par le vieil homme. (...) En remontant jusqu'au temps des Égyptiens, l'auteure ontarienne nous en apprend un peu plus sur l'art d'honorer les morts et les traditions millénaires qui s'y rattachent. Tels le ying et le yang, l'évocation de la mort va de pair avec celle de la vie, et l'ouvrage inspiré ne manque pas de belles réflexions philosophiques à ce propos : « (...) finalement, c'est peut-être ça la vie, un simple instant d'amour et de beauté au milieu d'un tourbillon de mort ».

S., Entre les lignes. printemps 2007

L'étonnant destin de Thorvald Sorensen, archéologue danois et ses péripéties envoûtantes à mesure de son évolution. Et la fascination constante de la mort. Très beau roman lyrique.

Robert Prud'homme, Arts et lettres, Radio Ville-Marie, mai 2007

Je vous recommande ce livre, un roman vraiment fort et profond, et en même temps envoûtant.

Raymond Cloutier, Vous m'en lirez tant

Le regard insistant, lucide, multiple et pénétrant posé sur la mort et sa valeur initiatique détermine l'intensité du ton de ce roman, sa poignante gravité et l'aspect souvent excessif des émotions et des événements.

Gilles Lacombe, Liaison

(...) Funèbres, tristes parfois, mais sans jamais être morbides, les images trouvées par l'auteure sont à couper le souffle. (...)

Comme lecteur, on est subjugué par un tel texte. Car, jamais il n'y a place, dans l'écriture d'Andrée Christensen, pour le voyeurisme gratuit. (...) Lorsqu'[elle] décrit les différentes étapes amenant à la putréfaction du corps humain, là aussi, c'en est même beau. On comprend, en tout cas, que la mort et la vie sont intimement liées comme le ressac de la mer. Comme si, paradoxalement, la mort donnait naissance à la vie.

André Magny, LeDroit

« On est séduit par le style d'Andrée Christensen qui excelle dans l'art de conjuguer les contraires. « Si le mot que tu vas prononcer n'est pas plus beau que le silence, ne le dis pas. Précepte qui s'applique bien à cette auteure. Pas un mot de trop, tous plus beaux que le silence. »

Paul-François Sylvestre, L'Express de Toronto

Christensen donne immédiatement le ton à son premier roman en le qualifiant de « roman-tombeau ». Mais grâce au style lyrique et poétique de l'artiste franco-ontarienne, le lecteur se laisse bercer par un thème aussi accablant que la mort. (...) Assaisonné de références littéraires et historiques, de légendes nordiques et de quelques mots étrangers, ce splendide roman nous incite à réévaluer notre rapport à la mort, à l'apprivoiser et à l'intégrer à notre quotidien.

Canadian Literature, automne 2007, no 194

Trois récompenses pour le même roman? Un exploit peu courant. Pourtant, c'est ce qui est arrivé à l'auteure franco-canadienne d'origine danoise Andrée Christensen qui, depuis l'automne passé, a raflé le Prix Christine-Dumitriu-Van-Saanen, le Prix littéraire Le Droit (catégorie fiction) et le Prix Émile-Ollivier 2008 pour Depuis toujours, j'entendais la mer, publié aux Éditions David.

Le libraire, avril-mai 2008

Le récit commence par l'arrivée d'un mystérieux colis envoyé par un archéologue danois à la porte de sa cousine écrivaine. En lui confiant son carnet intime, Thorvald Sorensen la prie de « dévoiler [s]on histoire en la créant ». Intrigué, le lecteur pénètre l'univers de l'énigmatique cousin pour découvrir avec lui que « c'est la mort qui façonne la vie ». Le parcours de Thorvald est ponctué par les trépas de tous ses proches et s'achève par son propre anéantissement « dans les bras de la mer ». En s'incorporant à la mer/mère/mort, il achève sa vie « en toute lucidité... et en état de grâce ». La présence de dépouilles, de momies et de portraits des défunts souligne la présence des absents et élucide comment « [m]ortui vivos docent (Les morts enseignent aux vivants) ». Assaisonné de références littéraires et historiques, de légendes nordiques et de quelques mots étrangers, ce splendide roman nous incite à réévaluer notre rapport à la mort, à l'apprivoiser et à l'intégrer à notre quotidien.

Kinga Zawada, Canadian Literature no 196, printemps 2008, p. 135.

Le roman d'Andrée Christensen, Depuis toujours, j'entendais la mer, représente mon coup de cœur littéraire de l'année. Ses personnages et ses paysages m'habitent encore. Je me souviens aussi de la candeur avec laquelle leur créatrice a accepté de se livrer, lors d'une table ronde au Salon du livre de l'Outaouais, alors qu'elle m'avait confié de ne pas se sentir à l'aise du tout dans de tels exercices. C'est l'une des plus belles marques de confiance qu'on m'ait donnée à ce jour.

Valérie Lessard, LeDroit, Vendredi 26 décembre 2008


 

Originaire de Vanier, en Ontario, Andrée Christensen a publié onze recueils de poésie, un récit, cinq traductions littéraires et autant de livres d'artistes avec des collaborateurs de l'Ontario et du Québec. Certains de ses ouvrages ont été traduits en anglais et en roumain.