
Collection Voix retrouvées ISBN:
2-89597-032-7 384 p. — 25 $ 14 x 21 cm
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Conversation
poétique
Correspondance littéraire
entre Harry Bernard et Alfred DesRochers
texte édité par Micheline Tremblay et Guy Gaudreau
Pendant quelques années, deux
auteurs, l'un habitant à Saint-Hyacinthe et l'autre
à Sherbrooke, échangent plus de 150 lettres autour
d'une passion commune, la poésie. Ce sont Harry
Bernard, rédacteur en chef du Courrier de Saint-Hyacinthe,
mais aussi romancier, critique et naturaliste, et
Alfred DesRochers, dont l'oeuvre poétique a marqué
l'histoire littéraire canadienne-française. Au fil
de leur longue « conversation poétique », se dégage
un témoignage authentique de deux hommes de lettres
livrant leurs pensées intimes sur l'institution
littéraire qui se met en place.
[…] une édition très savante,
préparée avec beaucoup de soin. […] DesRochers,
le Survenant, « le grand-dieu-des-routes », ne révèle
guère par des exemples « canayens » la poétique
qui le hante. Mais il s'obstine à écouter le principe
du « canadianisme intégral » afin de libérer notre
littérature de toute contraire européenne et de
lui donner ainsi l'authenticité indispensable.
Michel Lapierre, Le Devoir,
7-8 mai 2005, p. F 3.
Jamais correspondance n'aura
mieux porté son nom. La Conversation poétique,
tant par sa prose que par ses vers, ouvre une fenêtre
précieuse sur un moment de l'histoire du poème au
Québec, moment où les contradictions sont sur le
point de faire éclater une tradition encore vigoureuse,
mais incapable d'harnacher une réalité qui, désormais
et pour toujours, se fabrique en ville.
André Brochu, Voix et images,
vol. XXXI, no 2 (92), hiver 2006, p.
159-161.
Une conversation littéraire
passionnante [qui] constitue un registre d'enseignement
précieux sur l'institution littéraire de l'époque
et ses acteurs. (…) un témoin intime de la fragilité
de la mémoire collective.
Guylaine Tousignant, Liaison,
no 130, hiver 2005-2006, p. 59.
L'intérêt historique de ces
lettres, nombreuses et étoffées, est donc vif, et
la «voix épistolaire» de DesRochers, vive, espiègle
et volontiers envenimée, y ajoute le plaisir du
texte, au point de porter ombrage à celle de Bernard,
plus posée, sans être empesée. Les annotations,
abondantes et bien informées, de pair avec la présentation
soignée, témoignent d'un travail solide. Souhaitons
que d'autres chercheurs et éditeurs suivent cet
exemple : malgré le foisonnement d'études sur l'épistolaire,
les sociabilités et les réseaux, bien peu des correspondances
dues aux écrivains ont eu droit à la publication.
Michel Lacroix, Globe. Revue
internationale d'études québécoises, vol. 10,
no 1, p. 195-196.
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