Collection Voix narratives
ISBN : 978-2-89597-095-8
136 p. — 17,95 $
21,6 x 14 cm
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La fille du concierge
de Micheline Tremblay

Un récit intimiste qui rappellera de précieux souvenirs à bien des générations, tout en suscitant l'intérêt des plus jeunes pour ce volet un peu oublié de notre histoire à la veille de la Révolution tranquille.

Les années 50 ! Les écoles de filles dirigées par les religieuses, les « petits Chinois » que l'on « achète », les interdictions, les tabous, les secrets. C'est toute l'atmosphère de ces établissements publics qui prend vie à travers les yeux de Jocelyne, une jeune élève qui fréquente l'école Sainte-Véronique sur le plateau Mont-Royal où son père, concierge, habite au rez-de-chaussée, avec sa famille, un modeste logement de fonction.

Être « fille de concierge » comporte, bien sûr, des avantages, mais aussi son lot d'inconvénients.

(...) le récit de Micheline Tremblay (...) propose un fascinant voyage dans le temps en quelques chapitres, de l'empire Steinberg au pirate Maboule, des «arriérés» inquiétants dont il ne faut pas s'approcher à la discipline sans faille des religieuses, de la marelle aux chapelets après l'école, On y (re)découvre une époque où la quête de savoir des filles semble inutile aux yeux des pères de famille qui ne leur souhaitent qu'un mariage réussi.

Le récit souligne également le caractère pieux d'une société où la religion se transforme en police d'assurance, contribuant à garder les classes ouvrières à portée de voix. «Si j'avais appris autant d'anglais que j'ai appris de catéchisme, je ne serais pas concierge», répète le père de la narratrice. Un recueil de mémoire vive.

Jade Bérubé, La Presse, 29 juin 2008

(...) L'auteure réussit à décrire avec brio toute l'atmosphère qui règne dans une école catholique à l'aube de la Révolution tranquille. La narratrice est Jocelyne, qui habite un modeste logement de fonction au rez-de-chaussée de l'école Sainte-Véronique, où son père est concierge. Cela comporte, bien sûr, des avantages, mais aussi un lot d'inconvénients... (...)

Jocelyne traverse les années 1950 « les yeux dans l'eau ». Elle a peur de donner la mauvaise réponse. Elle a peur qu'on la croie en train de tricher pendant un examen. Elle a peur d'obtenir la mauvaise note. Pourtant, elle réussit très bien et obtient son certificat d'études primaires avec une très grande distinction.

Le lecteur se demande s'il y aura une suite... si Micheline Tremblay mijote déjà un récit des années 1960. Ce serait une suite naturelle, fort attendue par les lectrices de La Fille du concierge.

Paul-François Sylvestre, Les années 1950 vues par la fille d'un concierge d'école, L'Express, semaine du 15 au 21 juillet 2008, p.8.

C'est ainsi que Micheline Tremblay, qui a enseigné pendant une trentaine d'années en Ontario, relie dans La Fille du concierge, sa première ouvre de fiction, une série d'épisodes anecdotiques d'une enfance montréalaise vécue pendant les années 50 sur le Plateau Mont-Royal. (...(

À travers quelques scènes de la petite école, la narratrice trace quelques portraits d'institutrices, religieuses ou laïques, se souvient d'avoir épié ses voisins, rappelle l'omniprésence du catholicisme. « C'était une époque de pieuserie, raconte-t-elle, La religion, un amalgame de superstitions. Une police d'assurance. Dix Je vous salue Marie pour une bonne note en dictée. Un chapelet pour une poupée, à ma fête. Un rosaire pour être première de classe. Neuf messes en ligne, le premier vendredi de chaque mois, pour me garantir une place au ciel. »

Christian Desmeules, Le Devoir, 26 juillet 2008.

(...) L’auteure trouve le ton juste pour son personnage de petite fille bien élevée, bien rangée; elle échappe ainsi à la mièvrerie qui accompagne souvent tant d’innocence. Elle nous propose (…) un divertissement qui se savoure tranquillement comme une pause café à la fin d’un repas. Une échappée. Un plaisir simple et appréciable que l’on partage entre amis ou en famille. Une petite parenthèse tranquille dans une société compliquée et agitée comme la nôtre.

Aurélie Resch, Liaison, n° 142, hiver 2008-2009


 

Micheline Tremblay a enseigné, pendant plus de trente ans, le français, la littérature, le cinéma et les communications, notamment à l'Université Laurentienne et à l'Université de Sudbury. Aux Éditions David, elle a réédité Amour vainqueur de Virginie Dussault et, en collaboration avec Guy Gaudreau, Conversation poétique. Correspondance littéraire entre Harry Bernard et Alfred Desrochers, dans la collection « Voix retrouvées ». La fille du concierge est son premier ouvrage de fiction.