
Collection Voix intérieures ISBN:
2-89597-041-6 168 p. — 10 $ 11,4 x 22,9 cm
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Centrifuge
Extrait de narration.
Poésie faite de concentré d'Éric Charlebois
19e PRIX TRILLIUM
- POÉSIE FINALISTE PRIX LE DROIT - POÉSIE 2005
Dans un mouvement cyclique sans
recommencement, circulaire sans tourner en rond,
le poète remet en doute le bien-fondé de toute subjectivité
et la substance de toute objectivité. Ainsi, se
superposent, tout en tournoyant, sensualité, destruction
créatrice, nostalgie, espoir, marginalité, angoisse,
révolte et lucidité dans une véritable décantation
acide, soumise au centrifugeur qu'est l'existence.
De fait, huit cercles sont posés.
Plutôt en déchaînement. La circularité de la perspicacité
se fracasse contre l'opacité des objets. Tout fuit.
Le je se perd. Tout se désarçonne. Les mots isolent
et macèrent. Les images relient et propulsent. Imaginaire,
perceptions et émotions circonvolutionnent dans
un horizon vertigineux...
Dans ce recueil, qui se veut
une sorte d'exploration de l'insaisissable, l'essence
du propos réside dans ce qui s'échappe, se contredit
ou change de direction. Centrifuge, c'est
à la fois un éloignement du centre, mais d'un centre
qui s'anéantit à mesure qu'on le cerne ou qu'on
croit le cerner. (...) Je dirais que ce recueil
est à la fois généreux et avare. (...) En ce sens,
le livre est parfaitement réussi puisque l'on n'arrive
jamais à saisir ou à cerner ce qui se cache à même
un texte en particulier, derrière les jeux de mots,
les revirements, les démantèlements, les renvois
constants à ce qui précède ou à ce qui suit. Car,
malgré ce qui semble tout à fait éphémère, il existe
ici une sorte de logique de déconstruction qu'il
s'agit, pour en saisir un aspect ou l'autre, de
laisser simplement pénétrer dans sa conscience ou
de se laisser séduire par ses réverbérations. (...)
Ce n'est pas pour rien que le prix Trillium poésie
a été décerné à ce recueil. Par ce geste, on a sans
doute voulu reconnaître la richesse d'idées, la
profondeur et la portée de la pensée, la complexité
du propos et le courage qu'il a fallu pour même
tenter de se lancer sur cette piste (...)
Paul Savoie, Liaison, automne
2006
Je ne me considère pas comme
un artiste. J'aime la langue, j'aime les défis d'énonciation
par les mots et les images. J'explore pour trouver
avec quelle justesse et quelle puissance je peux
représenter la réalité.
Christian Bernier, « [Entrevue
avec] Éric Charlebois. La relève de la poésie »,
La Rotonde, 4 octobre 2004, p. 20.
Jeux de mots, érudition lexicale,
vocabulaire encyclopédique, références scientifiques,
littéraires, historiques ou souvenirs autobiographiques.
Toutes ces matières entrent dans ce recueil et sont
utilisées dans ce laboratoire populiste qui plaît
et fait sourire. (…) L'auteur, franco-ontarien et
professeur de français au secondaire sait comment
séduire son jeune public et lui faire aimer la poésie.
Simon Henchiri, Le Moustique
pacifique, vol. 9, 8e édition, août
2006, p. 12.
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Éric Charlebois est originaire
de Hawkesbury, dans l'Est ontarien. Diplômé du Département
des lettres françaises de l'Université d'Ottawa
(1999) et de l'École des Sciences de l'éducation
de l'Université Laurentienne (2000), il est de retour
dans l'Est, où il enseigne le français à l'École
secondaire de Plantagenet.
Avec son premier recueil paru
en 2002, Faux-fuyants, il a remporté le Prix
Le Droit ainsi que le tout premier Prix Trillium
dans la catégorie Nouvelle poésie, tous deux en
2003. Un second recueil, Péristaltisme. Clystère
poétique, est paru en 2004 aux Éditions David.
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